Nous accusons

A tous les puissants et usurpateurs de la parole du Roi. Trop longtemps, vous vous êtes réfugiés derrière votre statut pour agir à votre guise.

Il est temps que vous affrontiez la justice du peuple, et que vous rendiez compte à notre Roi de vos actes et de vos petits arrangements. Nous serons derrière chacun de vos pas, nous mettrons vos secrets dans la lumière… Rien ne sert de regarder par dessus votre épaule, il est déjà trop tard.

Hedera

Nous sommes vos ombres, nous sommes partout… Dans le sourire d’un ami, dans le rire d’un enfant, ou dans la main tendue d’un pauvre… Nous sommes la pensée dissidente dans le coin de votre cerveau, l’instinct de révolte dans le cœur de l’esclave, le goût amer de l’insoumission. Vous pouvez nous combattre, mais pas nous faire taire. Coupez un rameau et dix repousseront plus forts et plus déterminés, criant l’injustice de leur frère tombé pour la liberté.

Nous proclamons

Peuple de Hurlevent, camarades, il est temps de prendre notre destin en main. Rendons à cette ville son honneur et sa gloire.

Soyons un exemple pour nos voisins, et pour le monde. Représentons notre Roi comme il se doit, faisons prévaloir la justice et  la tolérance pour tous. Élevons nous contre les tyrans qui voudraient nous mettre à terre avec leurs faux sourires et leurs injustes lois brandies comme des torches pour nous effrayer.

Notre réquisitoire Notre manifeste Nos propositions

Nous accusons la Chancellerie de trahison envers le peuple de Hurlevent. Élu par une minorité de privilégiés pour un mandat sans fin, à qui rends-tu compte de tes actions, chancelier ? Qu’as-tu-fait pour ton peuple, depuis toutes ces années ? Est-il plus libre, plus avisé, les inégalités entre les hommes sont-elles moins cruelles ?

 

Nous accusons la Cathédrale d’hypocrisie envers le peuple de Hurlevent. Toi le prêtre, derrière tes beaux atours de Lumière, d’où tiens-tu cet aplomb qui te rend si prompt à juger des mœurs de tes frères et sœurs ? D’où tiens-tu la légitimité d’interférer dans la justice d’Hurlevent ? Où es-tu quand il s’agit de tendre la main à ton prochain ?

 

Nous accusons la Garde de trahison envers le peuple de Hurlevent. Impitoyable dame de fer, parée de la bénédiction royale, qui t’a autorisé à édicter les lois de la cité et à juger ton prochain ? Qu’as-tu fait de ton équité, de tes serments de protéger tes enfants alors même que tu te fais à la fois son juge et son bourreau ?

 

Nous accusons les aveugles et les complaisants de s’être rendus complices de l’injustice. Peuple silencieux, tu es le grain qui engraisse les puissants, tu es le témoin honteux qui détourne les yeux. Tu es le lit des fainéants, et le terreau des fourbes et des hypocrites.

 

Peuple de Hurlevent ! Réveille-toi ! Questionne ceux qui jouissent de leur statut sans jamais en payer le prix. Peuple de Hurlevent, souviens-toi qui tu es !

Alors peut-être, ces géants de sable et de vent s’effondreront sous ta poigne vigoureuse. Un nouveau souffle parcourra la ville et une ère nouvelle pourra surgir.

Nous sommes HEDERA

Nous sommes le lierre humide et bleu dans les couches d’automne.

Notre force est ténébreuse et ne se montre pas.

Elle est faite de volonté tenace et sourde.

Notre chemin tout à tour est sinueux ou droit ;

Il connaît le détour mais ignore la halte.

 

Dès le printemps clair, si quelque tronc ardent

Étage auprès de lui ses branches graduées,

Vite, le lierre l'assaille et mord son écorce embriquée

Avec l'acharnement d'un million de dents.

 

Chaque rameau conquis nous est support et proie ;

Pourtant, ayant appris sous terre à nous dompter

Au point de ne lâcher jamais notre volonté,

Nous sommes si sûrs de nous que nous dominons notre joie.

 

Fibres après fibres, au creux des moindres fentes,

Quand toute notre œuvre un jour sera parfaite

Serrant en notre feuillage un arbre tout entier,

Immensément, depuis les pieds jusqu'à la tête,

 

N'ayant plus de soutiens nous nous élancerons quand même,

Dieu sait dans quel élan de conquête suprême,

Vers le vide et l'espace et la clarté d'en haut.

Jusqu'au vol des oiseaux le lierre dardera sa folie.

Qu'importe qu'il s'affaisse et qu'il retombe après !

 

Chênes somptueux, seigneurs des bois,

Apprenez à craindre le lierre qui se cache…

Craignez, car nous sommes Hedera.

 

"Lorsque l’arbre aura laissé tomber ses fruits pourris et que le sol les auras absorbés dans sa chair, alors une jeune pousse nourrie d’équité et de liberté s'élèvera contre le vent et entonnera les principes d’une société nouvelle et plus juste... La brise portera ses paroles à travers tous les Royaumes de l’Est et se propagera par delà les mers..."

Hurlevent est une ville cosmopolite. L’équité entre toutes les races prévaut en tout temps et en tous lieux. Les changeformes ne doivent plus être discriminés par des lois injustes et racistes. Genn Grisetête n’est-il pas l’un des plus proches conseillers du roi ?

Abolissons les anciens privilèges. Il est temps que la noblesse vieillissante, oisive et impuissante de cette ville laisse la place à un Conseil avisé et organisé en sept domaines fondamentaux : Justice - Economie - Culture - Défense - Magie et savoirs - Cultes religieux - Diplomatie. Sept représentants pour sept races de l’Alliance, élus du peuple pour le peuple.

Indépendance et séparation des pouvoirs : seules garantes de l’équité et de la liberté, si chères à Anduin Wrynn. L’Eglise, le Guet et la Chancellerie ne dormiront plus jamais dans le même lit.

Contrôlons le pouvoir. Plus jamais les institutions ne pourront se réfugier derrière des masques de fumée. Que la justice soit publique et populaire.

Finissons-en avec la barbarie. Abolissons une bonne fois pour toutes la peine de mort et les châtiments corporels.

Nous Proclamons
"C'est sur les murs que gronde la colère du peuple."